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Ils en parlent...
Sylvester Stallone, Steven Seagal, Benoît Poelvoorde, Peter Hyams, Dida, Tsui Hark… Que pensent-ils réellement de Jean-Claude Van Damme ? Que disent-ils de lui ? Ceux qui l’ont côtoyé, rencontré, qui ont travaillé avec lui sur différents projets, parlent de lui. Souvent en bien, à une exception près que je vous laisse découvrir !
Laissons tout d’abord la parole au réalisateur du sublime JCVD, Mabrouk El Mechri, qui parle de l’accueil du film dans le monde :
"Cela me conforte d'autant plus que le film n'a pas obtenu de succès en France, malgré les très bonnes critiques. La perception du public francophone est complètement différente de celle du public international, car Jean-Claude a fait quelques apparitions malheureuses sur des plateaux de la télé française, et celles-ci sont restées bien accrochées dans les mémoires. De sorte que les gens, j'imagine, n'ont pas voulu aller au-delà de l'image qu'ils se sont déjà faite de Jean-Claude. Ici, lors de la projection de minuit, je n'ai pas du tout senti que les spectateurs avaient des idées préconçues. Les échanges avec le public après la projection ont aussi été formidables."

Globalement, les cinéastes ne tarissent pas d’éloges sur l’acteur. Tous s’accordent à louer sa gentillesse, son professionnalisme, sa persévérance, son ambition. Ainsi le réalisateur Peter Hyams, au moment de la sortie de Timecop (à ce jour le plus grand succès de l’acteur au box-office américain) racontait :
"J’étais intéressé mais je désirais, avant de m’engager, me renseigner sur la personnalité de Van Damme. Nous nous sommes donc vus. Quelle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un de radicalement différent de la personne à laquelle je m’attendais. Il s’avère charmant, intelligent, gentil et drôle. Rien à voir avec les rumeurs malveillantes qui circulent à son sujet. Nous avons longuement parlé. Il m’a expliqué qu’il voulait passer à un autre genre, qu’il en avait plus qu’assez de l’action pure et des arts martiaux. Timecop devait lui permettre d’accéder à un niveau qu’il n’avait pas encore atteint, celui des plus grandes vedettes de cinéma. Selon lui, la seule façon d’y arriver consiste à collaborer avec des cinéastes plus exigeants et à trouver des histoires plus intéressantes, plus riches. Pendant une de nos rencontres, j’ai pensé : si je réussis à montrer à l’écran l’homme avec qui je suis en train de dîner, il y a des possibilités énormes dans ce projet."

Peter McDonald, réalisateur de Légionnaire (dont le tournage ne se serait pourtant pas déroulé dans la meilleure ambiance, paraît-il), ajoute :
"Nous nous sommes retrouvés sur le tournage de Cavale sans issue lorsqu’il m’a demandé de réaliser les derniers plans nécessaires. Nous nous entendons très bien. Pour lui, je suis comme un grand frère, un père même. Il est toujours à l’écoute des conseils que je peux avoir à lui donner. On sait tous qu’il peut être assez spécial de temps en temps, mais il a un bon fond, qu’il ne montre malheureusement pas assez. (…) Il a beaucoup travaillé pour être à la hauteur des autres acteurs, des comédiens de théâtre pour la plupart. (…) Je le trouve spécialement très bon dans la scène où il se rend compte qu’il a été trahi. Pourtant, ce n’est pas une scène simple."

Le producteur Edward Pressman, producteur de Légionnaire, confirme le talent et l’ambition de l’acteur :
"Jean-Claude et moi nous sommes rencontrés sur le tournage du film Streetfighter. L’histoire de Légionnaire était déjà très importante pour lui à cette époque. Je suis persuadé que Jean-Claude peut s’affranchir des films d’arts martiaux. Quand il m’en a parlé, j’ai tout de suite trouvé que l’idée de le voir jouer ce légionnaire était formidable."

Le réalisateur allemand Roland Emmerich, qui depuis en a vu d’autres, raconte à propos de Van Damme et de Dolph Lundgren :
"J’étais un peu nerveux à l’idée de travailler avec deux vedettes [sur Universal Soldier], on raconte tellement d’histoires sur les problèmes qu’ils provoquent sur les plateaux. Mais Jean-Claude Van Damme et Dolph Lundgren se sont montrés très coopératifs. Dés le premier jour de tournage, ils ont suivi mes indications sans rechigner."
Tsui Hark parle de Van Damme
Tsui Hark sur le tournage de Piège à Hong Kong


Et même Tsui Hark, pourtant déçu de ses deux expériences américaines (Double Team et Piège à Hong Kong), ne peut s’empêcher de défendre Van Damme :
"Je pense que j’avais perdu ma capacité à me surpasser, à aller au delà de ce que j’avais déjà fait. Pas seulement sur (Double Team et Piège à Hong Kong, d’ailleurs. C’est pourquoi après ces deux films, j’ai pris en main mon destin cinématographique. J’ai tourné la page pour passer à un nouveau chapitre de ma vie en contrôlant étroitement tous les aspects des films que je réalisais et produisais. Quant à Van Damme, ce n’est pas un mauvais bougre. Il s’est même montré très gentil avec moi, comme il l’avait déjà été avec John Woo et Ringo Lam. Il est rare de tomber sur des gens comme lui dans le milieu du cinéma. (…) Je suis sorti de Piège à Hong Kong avec la ferme volonté de ne plus me compromettre dans des projets pareils. Malgré la bonne volonté de Van Damme, l’expérience a été horrible."

Avec le temps, Van Damme est parvenu à tisser un véritable réseau d’amitiés, qui s’explique notamment par son extrême fidélité. Sheldon Lettich, scénariste de Bloodsport et réalisateur de Double Impact, est un ami de longue date. Il explique d’ailleurs le succès de l’acteur de la façon suivante :
"Il a commencé par de petits films sans promotion aucune, et depuis il n’arrête pas de progresser uniquement parce que le public l’aime bien. Ses qualités techniques de combattant sont évidentes. Il a de plus un charisme indiscutable, une forte présence à l’écran. Il est mignon, son corps est parfait, il respire la santé. Les femmes craquent complètement. Au cinéma, Jean-Claude est vraiment le bonhomme que vous voudriez avoir comme ami."

Dida parle de Van Damme
Dida dans Chock Dee


Le champion martial Dida ajoute, avec une pointe d’émotion :
"Parfois, lors de mes combats, Jean-Claude venait me soutenir et me conseiller : "Utilise ton law-kick, ton law-kick… Casse-lui les jambes… Mais casse-lui les jambes !" Cette fois-là, il n’avais pas pu assister au match à cause d’un tournage. Après ma défaite à Marseille en 1996 au championnat du monde de boxe thaï, je me suis cassé à Los Angeles. Et là, surprise, Jean-Claude, pour me remonter le moral, m’avait fait livrer sous une bâche une Harley Davidson. J’étais surpris. Pendant des heures, je me suis barré sur les routes de L.A. jusqu’à Santa Barbara pour l’essayer. Putain, quel pied ! J’avais l’impression d’être libre et de revivre. C’est chez lui que je me suis fait une nouvelle santé et que j’ai rechargé mes batteries. Lui et moi, c’était, et c’est à la vie à la mort. Je n’oublierai jamais tout ce qu’il a fait pour moi."

Pourtant, les moqueries, des critiques, Van Damme en a reçu. Et plus d’une. Défendu par Benoît Poelvoorde (qui dit de lui : "Il est aware, il écoute, il est à l’affût… Mais bon, c’est un peu fastoche de se moquer. Trop facile. En plus j’aime énormément les films coup de poing. Je trouve que le karaté, c’est la base du cinéma. Qui irait narguer Jean-Claude Van Damme ? Personne."), il doit faire face à la déception de certains. Le producteur Roy Horan, qui l’a découvert et engagé pour Karaté Tiger, par exemple :
"Par le biais de quelques amis à Los Angeles, j'ai mis 2-3 annonces dans Variety et The Hollywood Reporter. Nous avons reçu pas mal de réponses. Parmi celles-ci, nous pensions qu'il y avait quelques réponses que Ng See Yuen et Corey Yuen auraient dû regarder. L'une d'elles provenait de Jean-Claude Van Damme. J'avais appris par Hwang Jang Lee comment regarder les photographies d'action… afin de savoir si quelqu'un a de la puissance, de la vitesse, de la maîtrise et ainsi de suite… juste en regardant les détails de la photo. Hwang m'avait conseillé sur certaines choses à rechercher parce qu'il avait fait des études d'analyse de l'image. J'ai regardé Van Damme et, en premier lieu, il avait de la flexibilité, c'est évident. Il avait aussi de la puissance… concernant la vitesse ? OK… peut-être. J'ai suggéré à Ng de jeter un coup d'œil sur lui, la suite tout le monde la connaît. Après No Retreat No Surrender, nous avons signé avec Van Damme pour trois autres films. Il devait être dans No Retreat No Surrender 2, intitulé Raging Thunder. Van Damme allait faire le film et Kurt McKinney devait aussi y jouer. J'ai fini par écrire le script. Nous étions tous prêts à tourner et notre équipe était prête à Bangkok. Je reçois un télex de l'avocat de Van Damme disant qu'il n'allait pas venir… et McKinney non plus."

Mais le plus virulent vis-à-vis de Van Damme reste sans conteste…
Steven Seagal parle de Van Damme
Steven Seagal, ex gloire du cinéma d'action


Son ennemi juré Steven Seagal, qui au moment de Piège en haute mer, déclarait :
"Peut être pouvez-vous me dire pourquoi tous mes films se plantent en France ? C'est le seul pays au monde qui ne leur fait pas un succès. Ici, Van Damme marche très fort, pas moi. Je n'y comprends rien. Je pense sincèrement que mes films sont meilleurs que les siens."
"Je connais les arts-martiaux pour les avoir pratiqués toute ma vie. Lorsque je me bats, ce n'est pas du chiqué, des artifices, je peux réellement faire extrêmement mal, et même tuer avec mes mains. Je suis las de voir au cinéma tous ces comédiens qui se prétendent artistes martiaux. Je suis las de voir certains reprendre tous mes trucs, toutes les prises de mes combats dans leurs films. Van Damme, par exemple, me copie régulièrement. Je n'aime pas ce type. Il a la grosse tête et ses films sont nuls".

Les deux acteurs se détestent-ils autant, ou bien n’est-ce qu’une blague pour faire parler les journalistes (on se souvient par exemple de la fausse baston entre Van Damme et Lundgren sur les marches de Cannes) ? On penche pour la première solution, quand on lit ce que Sylvester Stallone a pu révéler au magazine FHM en 1997, à propos d’une altercation qui a eu lieu entre Jean-Claude Van Damme et l'acteur Steven Seagal durant une fête organisé dans sa villa de Miami. D'après les dires de l'interprète de Rocky Balboa, "JCVD ne supportait plus l'attitude de Steven Seagal qui prétendait pouvoir "botter le cul" du karatéka belge. JCVD défia Seagal en duel mais ce dernier déclina la proposition, présenta ses excuses et s'en alla. JCVD restait fou furieux à l'encontre de Seagal et continua à défier le comédien expert en arts martiaux, mais en vain. Van Damme était beaucoup trop fort pour Seagal et ce dernier n'aurait rien pu faire face à lui". Ce sera le mot de la fin !
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