Accueil Jeanclaudevandamme.fr
Liens Partenaires
   Critique
Entretiens > Pierre-Yves Bastard
Pierre-Yves Bastard
Chef opérateur du film JCVD mais aussi de Virgil et de plusieurs clips et téléfilms, Pierre-Yves Bastard a eu l’extrême gentillesse de me recevoir chez lui afin de réaliser l’interview qui suit, alors qu’il prépare le tournage du nouveau film d’Albert Dupontel. Après quelques échanges à propos de l’insuccès de JCVD dans les salles de cinéma, Pierre-Yves nous révèle tous les secrets du tournage du film, et nous fait pénétrer sa galerie de souvenirs. Une exclusivité JeanClaudeVanDamme.fr.

Accédez à la fiche JCVD
JCVD
JeanClaudeVanDamme.fr - Quel était l’état du scénario quand tu es arrivé ? On sait qu’initialement c’était une comédie, qui a été en partie réécrite par Mabrouk El Mechri.
Pierre-Yves Bastard - Quand je suis arrivé sur le projet, le scénario était déjà réécrit par Mabrouk. Tu sais, Mabrouk a un tas de projets sur le feu, dont certains n’aboutissent pas. Il préfère donc contacter les divers techniciens une fois que le projet est sûr et bien signé. Le scénario que j’ai lu était donc une ébauche déjà bien finalisée, très proche du premier montage (mais fort différente du montage final). Mabrouk écrit très vite, je crois qu’il lui a fallu à peine un mois pour écrire ce scénario. Il faut savoir qu’il a tout repris à zéro, car il trouvait que le scénario initial, celui qui lui avait été proposé, allait un peu contre Jean-Claude Van Damme. Il a tout réécrit. Van Damme d’ailleurs appréciait peu ce premier scénario, beaucoup plus drôle, beaucoup plus tourné vers les « aware » et les trucs de ce genre. Ca le desservait. Mabrouk a demandé à voir Jean-Claude, à le rencontrer pour savoir ce qu’il avait dans le ventre, pour voir si le film était possible. Et c’était le cas.
JeanClaudeVanDamme.fr - Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Mabrouk El Mechri et de votre collaboration ?
Pierre-Yves Bastard - Avant JCVD, j’avais fait quatre courts-métrages avec lui, ainsi que plusieurs clips et bien entendu Virgil. J’ai rencontré Mabrouk quand il était assistant, il avait 19 ans. Je le sentais déjà très mûr, très sûr de lui, bien plus doué ou compétent que les réalisateurs pour lesquels il travaillait, parfois ! Puis nous avions sensiblement les mêmes goûts niveau images. Mabrouk est quelqu’un de très fidèle, donc il était quasiment évident que je serais sur JCVD parce ce que j’étais là dés le début, dés Virgil. Malgré l’échec de ce film au box-office, d’ailleurs, la Gaumont était partante pour prendre Mabrouk sur JCVD. Et Mabrouk savait déjà que je saurais me débrouiller pour rendre à l’écran ce qu’il avait en tête. Il n’y a donc pas eu de casting de chef opérateur.
Pierre-Yves Bastard
Pierre-Yves Bastard
JeanClaudeVanDamme.fr - Comment t’as t-il présenté le projet ? C’est difficile de parler de ce film, de l’enfermer dans un genre.
Pierre-Yves Bastard - De toute façon, avec Mabrouk à la barre, je savais que ce serait inclassable, car il n’aime pas s’enfermer dans un genre spécial. C’était déjà le cas de Virgil, son premier long-métrage. Il me l’a présenté par une très belle phrase, que j’ai retenue : «imagine un solo de guitare de Hendrix, totalement usé, enraillé, saturé…» C’était une très belle façon de décrire le projet. Et c’est très proche de l’image usée, patinée, qu’il avait en tête dés l’écriture du scénario. Cela dit, au départ, le scénario de Mabrouk contenait beaucoup plus de comédie… Il était bien plus drôle. Van Damme était déjà dans un sale état dans le film, mais il y avait malgré tout des trucs drôles. Puis, petit à petit, au fur et à mesure du montage, le film s’est resserré sur son aspect dramatique. Une bonne partie des scènes comiques ont été coupées au montage.
JeanClaudeVanDamme.fr - Y a-t-il une chance pour que l’on voit ces scènes dans une version longue ?
Pierre-Yves Bastard - Mabrouk espérait, comme nous tous bien entendu, que le film fonctionne bien au box-office. Il pouvait ainsi penser à un director’s cut de deux heures pour l’édition DVD. Il aurait réintégré les scènes à Budapest notamment, dans lesquelles on voit Van Damme en tournage, des scènes qui s’appuyaient sur sa vraie vie et sur les petits tournages de DTV auxquels il participe aujourd’hui. Mabrouk a zappé tout ça du montage, sans doute parce que sa relation avec Van Damme a évolué pendant le tournage.
Pierre-Yves Bastard
Essais sur la lumière
JeanClaudeVanDamme.fr - J’ai de toute façon l’impression que tout ce qui était montré dans ces scènes coupées se retrouve synthétisé dans la première scène, non ?
Pierre-Yves Bastard - Tout à fait, ça correspond à peu près à ce qui est dit dans cette scène, ça aurait été redondant et inutile, finalement. Après, est-ce que tout ça sera dans le DVD, je ne sais pas… Van Damme marche très bien en vidéo, mais surtout à la location. Or, les vidéoclubs ne proposent que très rarement de bonus dans les éditions de location (ce que je trouve d’ailleurs fort dommage). Je ne sais pas si la Gaumont acceptera de mettre encore de l’argent dans une belle édition DVD.
JeanClaudeVanDamme.fr - Quel était le comportement de la Gaumont, justement, sur le projet ?
Pierre-Yves Bastard - Il faut leur reconnaître ça : les gens de la Gaumont nous ont soutenu tout le long, et nous ont laissés une liberté créatrice absolue. Vu le peu de résultats au box-office, je crains malheureusement que ce soit la dernière fois qu’ils tentent un truc de ce genre.
JeanClaudeVanDamme.fr - Comment ont-ils réagit devant les premières images ?
Pierre-Yves Bastard - Ils ont été vraiment ravis par la personnalité du film… J’avais un peu peur, car ils sont quand même là pour gagner de l’argent. Mais non, sur ce film, ils ont pris des risques et c’est tout à leur honneur. Malheureusement, ils n’ont pas eu la récompense qu’ils méritaient.
Pierre-Yves Bastard
Essais sur la lumière
JeanClaudeVanDamme.fr - Le film est-il financièrement dans le rouge ?
Pierre-Yves Bastard - Je ne pense pas, je pense qu’ils ont quand même récupéré de l’argent, et que le DVD va très bien se vendre. Le film s’est vraiment très bien vendu au marché du film à Cannes, il a été vendu dans le monde entier. Mais bon, 150.000 entrées pour un budget de 10 millions d’euros, ça reste douloureux. J’espère aussi que les ventes DVD ne seront pas parasitées par le téléchargement. Il y a déjà un screener qui tourne sur le Net, mais il manque la première partie du film. Puis dans un screener, il manque toutes les subtilités des couleurs, le film est massacré. Bienvenue chez les Ch’tits passe sans doute très bien en screener. Pas JCVD dont il ne va rester qu’une copie quasiment en noir et blanc. C’est un film de cinéphiles pour les cinéphiles, pas pour les abrutis qui se gavent de popcorn. Ce n’est pas non plus un DTV, c’est un vrai film de cinéma, fait pour être vu sur un grand écran par des amoureux du cinéma qui en saisiront les références. D’ailleurs, on a choisi le format cinémascope et on a tout fait, lors de la composition des plans, pour que le film ne puisse pas être recadré lors d’une diffusion télévisée. Ce n’est pas un film fait pour le format 4/3.
JeanClaudeVanDamme.fr - Tu parlais de références, quelles sont celles du film au niveau du visuel ?
Pierre-Yves Bastard - Il y a bien sûr le pitch assez proche de Un après midi de chien, et les petites références telles que la coiffure du méchant qui ressemble à celle du braqueur dans le film de Lumet… Mais au niveau du visuel, Mabrouk et moi avions deux références. Lui pensait plutôt à Robert Richardson, le chef opérateur d’Oliver Stone et de Martin Scorsese. Pour Mabrouk, il fallait que l’image soit brûlée, surexposée, avec des lumières éclatées. Moi je suis plutôt fan de Janusz Kaminski, le chef opérateur de Spielberg, qui dénature les couleurs, de sorte que sa photographie se rapproche du noir et blanc. JCVD devait être un mélange, visuellement, de Munich et JFK. La Gaumont nous a permis de faire trois sessions d’essais afin de trouver le look, ce qui est un luxe. Durant ces tests, nous avons essayé différents objectifs, différentes lumières…
Pierre-Yves Bastard
Essais sur la lumière
JeanClaudeVanDamme.fr - La façon dont vous avez trituré la pellicule, notamment dans une des dernières scènes (avec des frémissements de l’image et un brusque retour arrière) est également assez impressionnante. Cette idée était déjà présente dans le scénario ?
Pierre-Yves Bastard - Oui, l’idée était d’avoir la pellicule qui se dézingue totalement. Mabrouk et moi avions déjà fait ce genre de choses dans un de ses clips.
JeanClaudeVanDamme.fr - Il y a une scène, celle qui se passe devant le vidéoclub avec l’arrivée en taxi de Van Damme, qui est montrée deux fois. Combien de fois l’avez-vous tournée ?
Pierre-Yves Bastard - Il s’agit de deux plans séquences différents, avec deux points de vue. Il y a eu deux tournages pour cette même scène, en fait. Dans la première, on adopte le point de vue des geeks. Dans la seconde, on épouse celui de Van Damme. Dans le premier montage de Mabrouk, il y avait deux parties bien distinctes dans le film. La première se déroulait à l’extérieur de la poste, et on croyait réellement que Van Damme avait pété un plomb. Il avait eu une journée de merde, un vrai après-midi de chien justement, et avait décidé de braquer une banque. La deuxième partie suivait le point de vue de Van Damme, afin justement de montrer la vérité, le fait qu’il était en fait pris en otage dans la poste. Finalement, ça ne fonctionnait pas trop et Mabrouk a eu l’idée d’exploser cette structure qui était prévue en deux actes.
Pierre-Yves Bastard
Le planning de tournage
JeanClaudeVanDamme.fr - Les deux points de vue de cette scène devant le vidéoclub diffèrent au niveau du timing ?
Pierre-Yves Bastard - Un peu, oui. Mais c’est normal, dans l’un il peut y avoir une sorte d’ellipse, ou au contraire une dilatation du temps… Il s’agit d’un flashback, la seconde fois, montré selon le point de vue de Van Damme, donc tout peut être différent. Au-delà de ça, il y a un truc tout bête : Van Damme reste plusieurs minutes dans la poste avant qu’on entende le premier coup de feu. On ne pouvait pas montrer les deux jeunes, la chauffeuse de taxi et le flic discuter pendant tout ce temps.
JeanClaudeVanDamme.fr - Pouvez-vous nous parler de la première scène (le plan séquence du générique) ?
Pierre-Yves Bastard - Ce qui est très intéressant sur cette scène, c’est non seulement qu’elle a été tournée et rythmée alors que Mabrouk avait déjà la musique en tête (ce n’est pas une musique écrite pour le film, la Gaumont a du en acheter les droits), mais aussi et surtout que toute la chorégraphie a été décidée et préparée par Jean-Claude lui-même, avec l’aide de son chef cascadeur. Le but était d’avoir une scène assez proche de celle dans Old Boy, avec des tonalités de vert assez différentes du reste du film. C’était une scène très éprouvante, très fatigante à faire, c’est d’ailleurs la dernière que nous avons tournée. A ce propos, je tiens à dire que Mabrouk est quelqu’un de très directif sur le tournage, il sait exactement ce qu’il veut. Ce n’est pas moi qui viens avec ma lumière, c’est lui qui a ses idées et qui me demande telle ou telle chose.
JeanClaudeVanDamme.fr - La scène « x » est sans doute la plus surprenante du film, non seulement parce qu’elle scinde la progression dramatique du film en deux, mais aussi parce qu’elle marque une coupure dans le ton.
Pierre-Yves Bastard - Cette scène porte bien son nom, personne n’était au courant. Moi-même, j’ai eu les indications de tournage seulement trois jours à l’avance ! Mabrouk a eu l’idée, une semaine avant de tourner, de monter Van Damme sur une grue. A l’origine, le tournage devait se déroulait dans une pièce totalement isolée, dans laquelle il n’y aurait eu que Jean-Claude et Mabrouk. Finalement, Mabrouk a eu l’idée de cette grue, afin d’élever Jean-Claude de quelques mètres pour l’isoler au milieu d’accessoires de cinéma. Le but était que Van Damme puisse se libérer totalement, rester concentré, et personne de l’équipe (à part Mabrouk et Karim) ne devait donc le voir. Il y a une bascule de la lumière au moment où il monte. Et il a tout lâché, en improvisant à partir de notes qu’il avait préparées. La seule contrainte qu’il avait, c’était une lumière rouge qui devait le prévenir vingt secondes à l’avance que la grue allait redescendre et qu’il devait donc s’arrêter. Et il a eu le génie de se tourner vers Karim à ce moment là et de lui parler, c’est donc lui qui a trouvé le lien pour que ça reparte vers l’histoire du film. Ces quelques mots qu’il dit à Karim, cette façon de se retourner, n’étaient absolument pas prévues dans le scénario. Quoi qu’il en soit, Van Damme était isolé pendant cette scène, séparé du reste de l’équipe par des bornioles, de grands tissus noirs que l’on utilise sur des tournages. Seul Karim pouvait le voir, et encore, que de dos, et il était réellement très ému par ce monologue.
Pierre-Yves Bastard
Le planning de tournage
JeanClaudeVanDamme.fr - Peux-tu nous décrire le travail du chef opérateur sur un tournage ?
Pierre-Yves Bastard - Le chef opérateur, c’est un peu l’œil du réalisateur… Un réalisateur tel que Mabrouk a une idée bien précise du look de son film, il m’en fait part, et c’est à moi d’organiser le tournage pour que le film ressemble à cette idée initiale. Mais parfois, le réalisateur a un scénario, mais pas d’idée visuelle définie. C’est donc à moi de lui apporter une esthétique qui concordera avec son scénario. Sur le tournage, je travaille avec les cadreurs, les techniciens, le chef déco, la personne du maquillage, et je dois même vérifier le tirage photo final. C’est un peu le travail d’un chef de chantier, mais avec en plus un sens artistique.
JeanClaudeVanDamme.fr - Comment en es-tu arrivé là ?
Pierre-Yves Bastard - Il y a plusieurs chemins pour devenir chef op, mais tous découlent d’une véritable envie. Le premier chemin, plus classique, consiste à passer par l’IDHEC (aujourd’hui la FEMIS). J’ai emprunté un autre chemin puisque je suis autodidacte. J’ai réalisé des courts-métrages en super 8 vers l’âge de 14 ans. Quand j’étais enfant, dans notre maison à la campagne, j’étais fasciné par les filés dessinés sur le sol par la lumière que laissaient passer les persiennes, le matin. Je m’amusais avec tous les jours. Plus tard, j’ai bossé un peu dans la bande dessinée, puis dans la pub, et j’ai suivi les cours d’une école qui formait aux techniques vidéo. Je n’ai jamais été assistant, donc j’ai tout inventé tout seul, je n’ai eu personne pour m’influencer !
JeanClaudeVanDamme.fr - Tu n’as aucun film, aucun cinéaste, aucun chef opérateur qui t’ont influencé ?
Pierre-Yves Bastard - Si, quand même, mais surtout des films américains vus au cinéma. Pas des gens avec qui j’ai pu travailler. J’ai adoré les films de Ridley Scott, Alien et Blade Runner. J’aime aussi beaucoup le travail du chef opérateur russe qui a travaillé sur les Harry Potter et sur Bienvenue à Gattaca. A 12 ans, j’ai vu 2001 L’Odyssée de l’espace et j’ai eu mon véritable premier choc cinématographique. Je n’avais rien compris, mais j’ai décollé. J’avais trouvé ça très obscur. Le projectionniste était très étonné qu’un garçon de mon âge lui demande des photos du film. J’en avais tapissé toute ma chambre. J’ai bien sûr été très marqué par les films qui jouent beaucoup sur la lumière et sur la fumée. Apocalypse Now, par exemple. En France, Caro et Jeunet ont été les premiers à vraiment me surprendre avec leur visuel… Ah non, avant eux, il y avait eu Clouzot avec Les Diaboliques. J’avais été terrifié par ce film quand j’étais gosse, je n’osais plus entrer dans ma salle de bain ! En France, il y a également Bruno Nuytten, dont j’aimais beaucoup le travail, notamment sur Tchao Pantin. Ah, et puis bien sûr Darius Khondji !
Pierre-Yves Bastard
Le clap du film
JeanClaudeVanDamme.fr - Peux-tu maintenant nous parler de Van Damme ? Qu’as-tu appris sur lui au cours de ce tournage ?
Pierre-Yves Bastard - Je n’étais pas vraiment fan de ses films, à part Universal Soldier que j’aime beaucoup, et ses premiers films tels que Bloodsport ou Kickboxer. Je le connaissais donc assez mal. J’ai découvert sur le tournage quelqu’un de vraiment attentif aux gens. Ce film constituait pour lui une expérience très particulière, c’était son premier tournage avec une équipe française (et belge). Il a découvert cette notion de grande famille du cinéma. Ca le changeait énormément de ses tournages habituels, où personne ne parle à personne, où il sort de sa caravane mettre un coup de pied, et il retourne dés la fin de la prise. Pour la première fois, il se sentait en famille, il déconnait, devait copain avec les gens, notamment avec le machiniste. Il a été très pote avec tout le monde, ce qui n'est pas le cas de tous les acteurs français ! Les seuls moments où il ne déconnait pas, c’est quand il devait se concentrer. C’est quelqu’un de très timide, très anxieux, et il a du coup très peur de mal faire. Il a conscience du travail énorme fourni par l’équipe et il voulait rester concentré pour ne pas les décevoir.
JeanClaudeVanDamme.fr - Ca se voit dans le making of, lorsqu’il met un coup de tête dans une armoire parce qu’il n’arrive pas à jouer correctement son texte.
Pierre-Yves Bastard - Tout à fait, il s’en veut à lui-même alors il se fait du mal. C’est quelqu’un de très fragile. D’ailleurs, il a la larme à l’œil à plusieurs reprises dans le film, par exemple quand il parle de son travail, des packages de films qu’il signe. C’est d’ailleurs une scène totalement improvisée. Mabrouk nous avait demandé de resserrer sur son visage car il savait que Van Damme allait parler de choses vraies. C’est aussi quelqu’un de très souriant, très agréable, de charmant. Il trouvait que je ressemblais à Richard Gere, et du coup il m’a appelé Richard sur tout le tournage ! C’est aussi quelqu’un de très pro. Il a une grande culture cinématographique, une grande connaissance de la lumière également. Il venait souvent derrière le combo pour vérifier les images tournées, et il était très satisfait. Il fait très attention à la lumière. C’est aussi quelqu’un qui a besoin qu’on l’aime, il désire vraiment apporter quelque chose aux gens, leurs donner quelque chose (ce qu’il dit dans son monologue, d’ailleurs).
JeanClaudeVanDamme.fr - Comment Mabrouk se comportait-il avec lui ?
Pierre-Yves Bastard - Il le protégeait énormément. Nous avions l’ordre, sur certaines scènes compliquées, de ne pas déranger Van Damme, de ne pas le déconcentrer, de ne pas déconner avec lui. Il le protégeait comme un enfant, parce que Van Damme est quelqu’un de fragile et de très sincère. Je crois que ça résume bien la personne.
Pierre-Yves Bastard
Photographié par le chef op de JCVD avec le clap du film :o))
Liens utiles
Copyright © 2005-2012 jeanclaudevandamme.fr | Tous droits réservés | Contactez-moi